Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, plusieurs musiciens ont exprimé leur profond malaise : la soprano Renée Fleming a claqué la porte du Kennedy Center après la prise de contrôle de l’institution par le président américain, le violoncelliste Jean-Guihen Queyras a décidé de reverser à l’Ukraine la totalité des cachets de ses concerts américains, et le violoniste Christian Tetzlaff ainsi que le pianiste András Schiff ont décidé d’annuler tous leurs engagements prévus aux États-Unis.

 

Comme plusieurs autres musiciens ces dernières semaines, le pianiste norvégien s’est dit très inquiet de la situation politique qui règne aux États-Unis.

Alors qu’il est outre-Atlantique pour une tournée de dix jours, Leif Ove Andsnes a exprimé sur les réseaux sociaux l’ambivalence des sentiments qui l’animaient : « Mes concerts aux États-Unis ont toujours été des moments importants pour moi, mais depuis la dernière fois que je suis venu, en octobre dernier, beaucoup de choses ont changé. Je suis très triste d’entendre l’inquiétude de mes amis américains concernant la situation politique de leur pays. Et en tant que Norvégien et Européen, je suis aussi contrarié de voir que l’actuel gouvernement des États-Unis semble tourner le dos à l’Europe et à de nombreux pays du monde avec lesquels il entretenait une longue amitié », écrit le pianiste.

« La musique ne peut pas régler les problèmes mondiaux »

Passant notamment par le Carnegie Hall de New York, Leif Ove Andsnes doit donner sept concerts sur le sol américain. Il jouera la Sonate op. 7 de Grieg, la Sonate no 29 de Geirr Tveitt (compositeur norvégien né en 1908 et mort en 1981) et les Vingt-quatre préludes op. 28 de Chopin. « La musique ne peut pas régler les problèmes mondiaux, mais j’espère que mon programme pourra éveiller des émotions dont nous avons tant besoin aujourd’hui : la compassion, l’empathie, la générosité, la compréhension et l’appréciation de la diversité », a-t-il confié sur son compte Facebook, ajoutant qu’il avait hâte, malgré tout, de retrouver le public américain.

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