L’orchestre philharmonique de Strasbourg crée en première mondiale une Sinfonia Concertante d’Oscar Strasnoy, avec Alexandre Tharaud et Jean-Guihen Queyras sous la baguette d’Aziz Shokhakimov — avant de porter le programme à la Philharmonie de Paris.
L’orchestre philharmonique de Strasbourg compte parmi les formations les plus prestigieuses du pays. Son directeur musical depuis six ans n’est autre que le chef Aziz Shokhakimov, un artiste encore jeune, tellement doué qu’il a pris la direction de l’orchestre symphonique d’Ouzbékistan, son pays natal, alors qu’il n’avait pas vingt ans. Le 6 mars, au palais des congrès de la capitale alsacienne, le pianiste Alexandre Tharaud et le violoncelliste Jean-Guihen Queyras, accompagnés par l’orchestre et Aziz Shokhakimov, donneront en première mondiale une Sinfonia Concertante, commande passée par la philharmonie de Strasbourg (et celle de Paris) au compositeur Oscar Strasnoy. La Symphonie no 7 de Chostakovitch, dite Leningrad parce qu’elle est inspirée par la résistance à toute épreuve de la ville contre l’armée allemande, complétera la soirée. Trois jours plus tard, les artistes donneront le même programme dans la grande salle Pierre-Boulez de la Philharmonie de Paris. Mais sur les bords de l’Ill, les petites notes s’aiment entre elles.
Orchestre philharmonique de Strasbourg, Aziz Shokhakimov (dir.), avec Jean-Guihen Queyras (violoncelle) et Alexandre Tharaud (piano), Sinfonia Concertante d’Oscar Strasnoy / Symphonie no 7 de Chostakovitch, au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg le 6 mars à 20 heures et à la Philharmonie de Paris le 9 mars à 20 heures.