C’est en toute amitié que Jean-Guihen Queyras et Alexandre Tharaud se sont retrouvés, le temps d’un album conçu tel un recueil de nouvelles, autour de chefs-d’œuvre connus ou méconnus du répertoire. Si l’art de transcrire est la marque des grands interprètes, reconnaissons qu’à ce jeu les deux complices excellent ! Tout au long de ce programme lyrique et virtuose, le mélomane découvrira qu’il n’est pas au bout de ses surprises…

 

Ils passent de Kreisler à Brahms, de Tchaïkovsky à Fauré en passant par Falla

Questionné sur la genèse de cet album, le violoncelliste Jean-Guihen Queyras répond : « Tout est parti de l’impression très particulière que le bis génère dans l’espace du concert. Après le programme annoncé, le bis offre une rupture, un véritable espace de liberté. Tout est ouvert et s’invente dans un rapport direct, plus étroit et spontané avec le public. Pour nous qui sommes sur scène, c’est le moment de choisir au sein d’une grande diversité de pièces de genre, l’atmosphère qui correspond à l’instant : intimité, profondeur, drôlerie… »

Dans le sillage de David Popper, Fritz Kreisler, Jascha Heifetz, Pablo Casals ou Gregor Piatigorsky qui, chacun à leur manière, s’appropriait sans barguigner un nombre incalculable d’œuvres écrites pour un autre effectif, nos deux partenaires, « complices » de longue date, vaquent avec un égal bonheur de Kreisler à Brahms, de Tchaïkovsky à Fauré en passant par Falla. Un pied dans le jazz (John Coltrane), un autre dans le contemporain (Bernd Alois Zimmermann), Jean-Guihen Queyras et Alexandre Tharaud manifestent un réel et communicatif bonheur de jouer jusque dans cette étonnante « Valse triste »… qui n’est pas celle qu’on croit !

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