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Info Culture 29/01/2016
La grande classe, l'assurance et la virtuosité enveloppante de Jean-Guihen Queyras avec les Violons du Roy

Montréal Info Culture

Jeudi après-midi le 28 janvier, en salle Raoul-Jobin du Palais Moncalm, l'ensemble des Violons du Roy avait le grand plaisir d'accueillir un musicien désiré depuis des années de leur part pour jouer avec eux leur répertoire baroque.

On sentait les musiciens des Violons du Roy très heureux, fébriles et inspirés dans le fait d'avoir avec leur ensemble pour trois concerts le fameux violoncelliste Jean-Guihen Queyras.

D'ailleurs, en débutant le concert, dans l'exécution d'une symphonie du fils aîné de J.S.Bach, Wilhelm Friedmann, l'attaque est belle, vive, précise. Il en est de même pour l'Andante et la beauté exprimée dans les derniers mouvements (Menuets I et II) de cette oeuvre.

Par la suite, Queyras se joint aux musiciens avec une assurance tranquille, rassurante, dirait-on même, et il se fond au groupe comme s'il avait toujours joué avec eux depuis longtemps. Il est magnifique à voir et à entendre jouer cette musique intéressante de Georg Matthias Monn.

L'ensembl seul va par la suite interpréter une symphonie de J.A.Haase. Une formidable composition avec des mouvements vifs et intempestifs, de véritables petites tempêtes sonores. Et les cordes la jouent cette symphonie avec tellement d'intensité, d'exactitude et de brillant. Formidables moments assurés sous la direction parfaite du chef Mathieu Lussier.

Une dernière pièce de Carl Philipp Emmanuel Bach, le second fils de Jean-Sébastien Bach, va nous permettre d'apprécier à nouveau toute la force tranquille, la maturité musicale et la virtuosité de Jean-Guihen Queyras.

Le public est conquis et il en redemande. Les bravos fusent et les applaudissements sont très nourris. Le rappel sera un Adagio de Haydn.

Ensuite, avec chaleur, émotion et complicité, Jean-Guihen Queyras va donner l'accolade à plusieurs des musiciens de l'ensemble en commençant par son plus grand complice, soit le violoncelliste Benoit loiselle.

Queyras va saluer le public avec empressement plusieurs fois dans toutes les directions de la salle. D'ailleurs, au début du concert, il avait confié au public avec conviction sa joie d'être ici à Québec.

Jacques Leclerc
Info-Culture 29/01/2016