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Espace Musique 03/10/2013
Jean-Guihen Queyras : le violoncelle qui chante

Je ne vous ferai pas languir : d’entrée de jeu, je vous confie que je considère ce nouvel album du violoncelliste Jean-Guihen Queyras comme une pure merveille. L’artiste franco-canadien (né à Montréal!) éblouit avec un programme, ma foi, pas piqué des vers, sur son nouvel enregistrement sous étiquette Harmonia Mundi: le Concerto d’Elgar, les Variations rococo de Tchaïkovski et deux courtes pièces de Dvorák.
 

La plus glorieuse des mélodies

Si vous ne connaissiez pas déjà le Concerto op. 85 pour violoncelle de l’Anglais Edward Elgar, préparez-vous à être jeté à terre. Dès le premier mouvement, le compositeur attrape l’auditeur par le cœur, et ne le laisse plus s’échapper. Écoutez, ci-contre, à 2 :20 dans le premier mouvement du Concerto, que nous vous offrons en écoute. Je parie que vous serez d’accord pour dire qu’il s’agit de l’une des plus glorieuses phrases mélodiques de toute la musique. Et pourtant, on ne l’entend que trop rarement sur les scènes de concert. Allez y comprendre quelque chose. 

Queyras fait chanter son instrument comme peu y réussissent.

La musique prend vie avec une puissance remarquable. Il réussit à faire chanter son instrument avec autant de charme dans les Variations rococo de Tchaïkovski (pourtant un exercice de style un peu technique) et les deux très belles et très poétiques pièces de Dvorák, Klid et Rondo op.94.

Frédéric Cardin

À l’occasion de la sortie du disque Elgar/Concerto pour violoncelle, nous vous offrons la possibilité d’en écouter trois pièces en cliquant sur le lien suivant :
Espace Musique - Montréal