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Le Temps 25/06/2009
Jean-Guihen Queyras, le violoncelliste multi-cordes
Le soliste français a l’esprit libre et le répertoire vaste: il joue Elgar avec l’OSR, ce soir à Genève, et sort un disque consacré à des concertos du XXIe siècle. Rencontre
 
Jean-Guihen Queyras se passionne pour le Japon. «C’est un pays où on ne laisse rien transparaître. Mais, que ce soit dans le théâtre, la cuisine ou les arts martiaux, il y a cette force sous-jacente, cette sensualité, cette poésie. Surtout, c’est une société tournée radicalement vers la modernité, tout en restant ancrée dans le passé

Difficile de trouver meilleure formule pour cerner la démarche du violoncelliste français: Jean-Guihen Queyras a le talent de ceux qui embrassent toutes leurs aspirations, sans retenue. Disciple de Pierre Boulez pendant dix ans à l’Ensemble intercontemporain de Paris, il s’illustre aussi bien dans Bach (des Suites aussi fraîches que réfléchies pour Harmonia Mundi) que dans la musique d’aujourd’hui ou le grand répertoire romantique. Pour preuve, il joue Elgarce soir avec l’OSR, à Genève, et sort un nouvel album dédié à des concertos pour violoncelle et orchestre écrits au XXIe siècle.

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